Partager sur:

Après leur victoire sur les Etalons du Burkina Faso (2-1), les Eléphants seront face aux Blacks Stars, ce samedi 12 juin 2021 à 17H GMT à Cape Coast. Si la deuxième rencontre des Eléphants du mois de juin est classée comme un match amical, Max Alain Gradel, capitaine des Eléphants n’y voit pas d’amusement, ni de petit match parce qu’il s’agit de la représentation des couleurs ivoiriennes.    

 

Entretien

Comment avez-vous vécu cette rencontre amicale remportée (2-1) face aux Etalons du Burkina Faso ?

On savait que cette rencontre Côte d’Ivoire-Burkina Faso allait être difficile. Les nations qui rencontrent la Côte d’Ivoire jouent à fond. C’était à nous de s’attendre à ce genre de match. Il n’y a pas de petit match quand on joue la Côte d’Ivoire. On a entamé difficilement le match, mais c’est la fin qui compte. Et c’est le plus important. Il y a eu des duels et beaucoup d’engagements. C’est normal. Le Burkina Faso était venu pour gagner. Et nous ne devons pas nous laisser faire. C’est ce qui explique tous ces engagements. Mais, cela reste tout de même un match avec un pays frère.

En qualité de capitaine, qu’avez-vous dit à vos coéquipiers après cette victoire (2-1) sur le Burkina Faso ? Notamment à Sangaré Ibrahim, à Diallo Amad ?

J’ai félicité tout le monde. Il y a eu du jeu. Ce n’est pas facile de jouer au niveau international. Ils ont su s’adapter. Ce qui prouve la maturité du groupe. Le coach a fait plusieurs changements. Ceci montre aussi la qualité et la force du groupe. Tout le monde peut jouer. Et, c’est cela qu’on retient. Les remplaçants ont aussi joué. Ils nous ont apporté. C’est ce qui fait la différence. Et c’est très important. On a un groupe qui vit bien. On se comprend bien et l’atmosphère est admirable. Comme je le disais, on a gagné le match même si cela n’a pas été facile. Ce qu’on retient, c’est la victoire sur la fin.

L’état de la pelouse ?

La pelouse a causé beaucoup de soucis. Mais, ce sont des choses qu’on sait. Il faut faire abstraction de tout cela. Il faut se mettre au dessus. Mais, c’est clair qu’on préférerait jouer dans des conditions meilleures. C’est comme quand tu arrive à ton bureau, et l’ordinateur n’est pas bien placé, ou alors les vices de la table sont mal mises. Quand les choses sont mal disposées, cela ne donne pas l’envie et le courage de s’asseoir pour travailler. Quand l’ordinateur est en panne et qu’on doit tout écrire, cela complique un peu les choses. Il faut que les gens sachent que le stade et la pelouse, c’est notre bureau. Il nous faut être dans de bonnes conditions pour bien travailler.

En tant que Capitaine, vous avez de grandes responsabilités au sein de l’équipe. Comment gérez-vous vos coéquipiers. Notamment, les jeunes qui frappent à la porte.  

Je joue ce rôle depuis un bon moment. Il ne faut pas attendre le brassard pour se mettre dans ce rôle. Je joue ce rôle comme d’habitude. La meilleure manière de parler aux jeunes et aux autres, c’est de montrer l’exemple. Je ne suis pas quelqu’un qui aime trop parler, mais sur le terrain, je fais ce qu’il y a à faire pour que les autres puissent suivre. Je pense que c’est la meilleure manière de tirer les autres.

Le Ghana est désormais dans le viseur pour ce samedi 12 juin prochain. Comment comptez-vous jouer cette rencontre ?

C’est un match important. C’est quand même Ghana-Côte d’Ivoire. Ce qui me dérange, c’est le terme match amical. C’est la Côte d’Ivoire qui joue. Il n’y a pas de petit match. Quand on représente le pays, il n’y a pas d’amusements. C’est comme cela que je vois les choses.

Entretien réalisé par TIEMELE Ives

I.T.