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Le président de la Ligue Professionnelle de Football (LPF), Sory Diabaté, 1er vice-président de la FIF, s’est dit satisfait du derby Asec- Africa du dimanche dernier. Profitant de notre micro, il a fait des éclaircissements sur la disponibilité des pelouses des Complexe sportifs de Yopougon et d’Abobo. Selon lui, le financement est géré entre la FIFA et la société réalisatrice.

 

Quelles impressions, après le premier derby Asec-Africa de la MTN Ligue 1 que vous venez de vivre ?

Nous l’avons toujours dit, c’est de récréer le derby Asec-Africa. Redonnez une autre dimension à cette opposition entre les deux baromètres de notre football. Il y a quelques années, ce match se jouait dans l’anonymat total. Nous avons fait un peu plus de promotion pour avoir un peu plus de spectateurs. Car ces deux locomotives de notre football doivent rester, pour nous, des équipes fortes pour que nous ayons les moyens de booster le niveau de notre football. C’est un bon baromètre, car l’engagement a été total. Nous avons assisté à un beau match, car il y avait une volonté de gagner de part et d’autre. Un match serré jusqu’au bout comme on n’aime le derby Asec-Africa. Nous en sommes très heureux.

 

Il y a des responsables de Canal + qui ont suivi ce derby. Quel retour vous ont-ils fait ?

Ma grande satisfaction, c’est le retour que nous avons de notre partenaire Canal +. Quand quelqu’un comme Vincent Radureau qui voit pas mal de matches sur Canal, vous dit qu’il est satisfait du niveau et du rythme, c’est un bon niveau. Je dis bravo à l’Asec, je dis bravo à l’Africa Sports pour le spectacle produit par ces deux équipes.

En deux week-ends, nous avons été bien servis. Nous étions à Gagnoa et on a assisté à un très bon match avec beaucoup de buts. Une belle rencontre entre Gagnoa et Africa qui ont livré un match impeccable avec des belles actions de jeu. Car, il y avait une belle pelouse. On s’est régalé à Gagnoa. Et avec ce match Asec-Africa, nous avons vu qu’il y a de la qualité dans le championnat de Côte d’Ivoire. Donc, nous devons continuer à travailler, surtout quand vous avez un partenaire qui fait une diffusion des matches dans de nombreux pays en Afrique et dans le monde. Je crois qu’il faut tout mettre en œuvre pour que le spectacle que nous produisons soit de qualité. Je suis heureux de savoir que nos partenaires sont satisfaits du spectacle et de l’ambiance lors de ce match Asec-Africa.

 

En parlant de l’ambiance, quels commentaires sur l’affluence lors de ce derby Asec-Africa ?

C’est une autre satisfaction de voir ce public qui a fait le déplacement au stade. Il y a quelques années, il était impossible de faire le plein du stade Champroux qui a une capacité de 3000 places. Mais aujourd’hui, c’est impossible de programmer un derby Asec-Africa au stade Champroux. Cela veut dire que nous avons fait augmenter nettement les affluences lors de ce choc. Notre objectif, c’est d’aller encore au-delà en faisant le plein du Félicia lors du derby Asec-Africa. C’est un travail de longue haleine avec beaucoup plus de promotion. C’est possible en créant plus d’ambiance et en étant encore plus proche de nos clubs, les accompagner pour avoir les moyens afin qu’ils puissent conserver longtemps leurs joueurs qui sont là.

 

Vous avez parlé du stade Biaka Boda de Gagnoa où vous avez assisté à une belle partie entre Gagnoa et l’Africa. A propos où vous en êtes avec les travaux de pose des pelouses synthétiques d’Abobo et de Yopougon ?

Je voulais préciser que ce sont deux projets FIFA. La fédération a signé la convention sur ces deux projets à Zurich en octobre 2016. Et il y avait aussi la signature de l’entreprise Eden Grâce qui a été choisie par la FIFA pour la réalisation des travaux. Les travaux ont démarré avec du retard, car c’est la FIFA qui donne le top départ, car c’est elle qui finance. J’ai entendu dire que la FIFA a donné de l’argent et la fédération a gardé cette somme par devers elle. Et que nous n’avons pas fait les travaux. C’est faux ! J’aimerais attirer l’attention des dirigeants de clubs que ce genre de projets est financé directement par la FIFA qui ne met pas d’argent à la disposition de la FIF. Elle paie les fonds directement à la société réalisatrice. La FIF a seulement fait le choix d’un expert pour faire le travail d’évaluation du terrassement qui est en cours. Ce qui s’est passé, c’est que dès le début des travaux, nous avons connu les premières pluies et on sait qu’Abobo et Yopougon sont très arrosés. D’ailleurs, c’est pour cela que les travaux de Biaka Boda ont pris du retard. Le plus difficile, ce n’est pas la pose de la pelouse, mais c’est celui du terrassement. Qui, s’il est raté, ce n’est pas bon. Mais, je rappelle que les pelouses d’Abobo et de Yopougon sont là. C’est le travail de terrassement qui est perturbé par les pluies. Ce qui a été décidé, c’est maintenant d’attendre uen période sèche d’environ un mois. Mais, avant, il a été décidé de faire les travaux environnement notamment les projecteurs. Les travaux sont en cours. C’est pour cela que je demande aux responsables de clubs de faire attention aux informations qui circulent. La FIFA ne paie pas l’argent à la FIF, elle paie directement à la société réalisatrice. Ce n’est pas la FIF qui retarde le travail. Mais, selon les dernières informations, s’il n’y a pas de pluie, d’ici février mars, on aura les pelouses disponibles. Nous ne recevons pas d’argent de la FIFA. Elle traite directement avec la société réalisatrice.

Le Sport

I.T.