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Le président de la Ligue de Football Amateur annonce une grande fête à la faveur de la finale de la Coupe nationale féminine, ce dimanche 13 octobre 2019 à 16H, au stade du Parc des sports de Treichville.

 

Comment avez-vous accueilli la brillante qualification des Eléphantes face au Nigeria ?

Je voudrais féliciter Madame Ginette Ross, présidente de la Commission de Football Féminin de la FIF, l’entraîneur Clémentine Touré, mon jeune frère Séré William, chef de délégation, ainsi que toutes les joueuses qui nous ont fait honneur. Je ne sais pas si l’on se rend compte de l’exploit qu’elles ont réalisé  pour le  football ivoirien. En tout cas, le comité exécutif de la FIF, continuera toujours de les féliciter. Les moyens sont certes limités, mais nous n’hésiterons pas et ne ménagerons aucun effort pour les récompenser.

 

Que nous réserve la finale de la Coupe nationale, ce dimanche, au Parc des sports?

Cette finale de la Coupe nationale était programmée depuis belle lurette. Mais dans le souci de promouvoir le football féminin, nous avons décidé de marquer le coup. En faisant en sorte qu’il y ait une autorité qui nous accompagne. Cela, pour galvaniser les jeunes filles. Aujourd’hui, nous nous félicitons de ce que Madame la ministre Anne-Désirée Ouloto, Ministre de l’Assainissement et de la Salubrité ait accepté de nous accompagner.

 

Pourquoi la Ministre Anne Désirée Ouloto ?

C’est un choix unanime au niveau des clubs et des dames au sein de la FIF. C’est une grande satisfaction pour nous parce qu’elle caractérise la gagne, au niveau des dames. Nous sommes convaincues que sa présence à cette finale va faire prendre conscience à nos filles que le football féminin est arrivé à un niveau tel que tout le monde doit se mettre au travail, pour atteindre le sommet.

 

Cette présence de la Ministre à vos côtés va-t-elle continuer après la finale ?

C’est un accompagnement pour Madame Ginette Ross qui a été portée récemment à la tête de la Commission de Football Féminin. Avec la Ministre Année Ouloto, dont le dynamisme n’est plus à démontrer, il s’agit de faire en sorte que d’autres dames de sa qualité puissent l’épauler. De sorte que le comité exécutif puisse proposer aux Ivoiriens, un football féminin de qualité.

 

Que vise la Ligue amateur à travers cette initiative ?

Jusqu’à un passé récent, le football ivoirien se limitait à la Ligue 1, la Ligue 2, la D3, le football des jeunes etc… On ne voyait que les hommes. On avait le sentiment que le football féminin existait juste pour amuser les jeunes filles. Alors que ce n’est pas l’esprit de la CAF, ni de la FIFA qui visent à faire en sorte que le football féminin soit également un vecteur pour permettre aux jeunes filles de sortir de la précarité.

 

Pensez-vous y arriver un jour ?

C’est à cela que nous aspirons. Il y a quelques années nous n’avions pas de joueuses professionnelles. Mais aujourd’hui, nous comptons une vingtaine qui évolue à l’étranger, dans des équipes huppées. Aujourd’hui, à l’initiative de  la FIF, les engagements des clubs au niveau du football féminin sont identiques à ceux des clubs professionnels masculins de la Ligue 1 et de la Ligue2, au niveau de la Fédération ivoirienne de football.  Cela peut révéler des vocations chez les filles et permettre aux parents de les libérer. Notre ambition est de faire en sorte que le football féminin puisse prendre de l’ampleur sur toute l’étendue du territoire national.

 

Quelles sont les dispositions qui ont été prises au niveau de l’organisation de cette finale ?

Nous préparons une grande fête et nous allons réserver un accueil digne de son rang à Madame la ministre. Le football féminin a son public. Nous invitons les Ivoiriens à venir massivement au stade ce jour-là.

Fraternité Matin

I.T.